Méditation et sexualité

Quand la pleine conscience vient en aide à la dysfonction sexuelle féminine.

Les dysfonctions sexuelles féminines mettent souvent en évidence une difficulté dans la reconnaissance des sensations sexuelles et un parasitage de celle-ci par des pensées négatives ou anxiogènes.

L’objectif de la méditation est de développer une attention qui se focalise sur les sensations sexuelles.
Le focus attentionnel et la conscience du corps sont les fondements du Mindfulness.

Différentes études se sont intéressées aux associations entre les cognitions ou les distractions cognitives dans les difficultés sexuelles chez les individus.
Les chercheurs mettent en évidence la présence de pensées automatiques anxieuses sur les thèmes de la performance, de l’apparence physique, de la relation de couple ou des schémas cognitifs d’incompétence sexuelle. Ces études identifient la distraction cognitive comme agent directement responsable de l’inhibition des réactions sexuelles.

Une femme qui aura :
– Un déficit attentionnel, c’est-à-dire une incapacité à se focaliser ou à remarquer les différentes sensations corporelles,
– Une auto-évaluation négative en lien avec un défaut d’acceptation de soi
– Ou bien des symptômes cliniques d’anxiété ou de dépression
sera alors sujette à une dysfonction sexuelle.

Une femme qui utilise la concentration de son attention sur des pensées sexuelles positives entraine une augmentation de son excitation.

L’utilisation de la méditation pleine conscience en sexothérapie consiste aussi à pratiquer la pleine conscience pendant la toilette, ou à observer son sexe, puis à le toucher sans jugement ni objectif sexuel tout en énonçant des phrases comme « mon corps m’appartient – mon corps est vivant, j’aime mon corps – il est doux… ».
Ceci permettant une meilleure conscience de l’excitation et une amélioration de l’image corporelle.

L’utilisation de la méditation pleine conscience en sexothérapie semble donc une ouverture intéressante pour aider les femmes, à développer une meilleure focalisation sur les sensations sexuelles.

Son efficacité sur les phénomènes de ruminations psychiques dans le stress et la dépression ou sur les douleurs chroniques en fait un sujet d’intérêt dans le développement des sexothérapies. Elle supposera cependant de la part des patientes impliquées l’acceptation d’un processus d’apprentissage.